mardi 20 avril 2021

lundi 19 avril 2021

Loi climat : boboïsation des villes moyennes contre giletjaunisation de la France périphérique

Mettons un instant de côté la question du référendum contre le soi-disant réchauffement et analysons la «Loi climat». Hormis quelques mesures stupides (20% de vrac dans les magasins), économiquement destructrices (interdiction des vols à moins de 2h30 en train), ou une bombe à retardement (le délit d’écocide, un principe de précaution en pire), on peut voir une vraie logique politique délétère à l’œuvre :
1) D’abord, de lourds travaux sont imposés aux propriétaires qui louent des logements afin de lutter contre les «passoires thermiques», et selon l’UNPI seuls 30% des bailleurs sont prêts à faire ces dépenses, les autre préférant vendre ou les laisser vides. Conséquence directe : les loyers vont augmenter, les prix à l’achat également (augmentation des logements vides), les faibles revenus vont dégager, la ville se gentrifie.
2) Ensuite il est créé des «zones à faibles émissions», c’est-à-dire interdites aux voitures trop polluantes (soit des millions d’automobiles !) dans les villes de plus de 150.000 habitants, au prétexte fallacieux de lutter contre les «48.000 morts par an à cause le la pollution» (une pure fake news). La boboïsation, qui touchait jusqu’ici les grandes métropoles, descend au niveau des villes moyennes.
3) Enfin, les voitures émettant plus de 95 grammes de CO2 seront interdites à la vente à partir de 2030, une contrainte extrêmement lourde, qui détruira l’industrie automobile européenne et qui renchérira considérablement le coût des véhicules (qui redeviendra un produit de luxe).
> La logique est donc claire : boboïser les villes moyennes en faisant grimper le coût du logement pour en expulser les faibles revenus, et interdire à ces ploucs de revenir dans les centres-villes avec leurs diesels qui puent pour que les bobos puissent acheter leur quinoa bio sans être dérangés. Des bobos qui votent évidemment LREM et écolo, contre la France périphérique indécrotablement de droite. Voici la vraie raison politique de la Loi climat, accentuer les fractures françaises au bénéfice du pouvoir.

vendredi 9 avril 2021

Les banques et le réchauffement climatique

Les banques sont particulièrement visées par les écologistes militants, qui tels des Gardes rouges les désignent à la vindicte populaire, pourquoi ? Parce qu’avec le crédit qu’elles proposent, elles sont au cœur du financement de l’économie, notamment des moyens de production d’énergie. Voici des coupables tous désignés du méchant «réchauffement climatique», et en coupant leur robinet, on diminuera les émissions de CO2. La France est en pointe dans ce domaine : voulant montrer l’exemple au monde entier avant la COP 21 de Paris en 2015, elle a été le premier pays au monde à créer par la loi une obligation de reporting climat imposée aux banques, assurances, gérants de portefeuilles, etc. Le banquier doit recenser tout le CO2 émis par ses clients (IREF). Forts de ces informations, les écolos font ensuite pression sur les banques en exigeant qu’elles cessent d’investir dans les énergies fossiles (Contrepoints). Mais comme l’explique justement Rémy Prud’Homme dans son livre L’idéologie du réchauffement (L’Artilleur), l’électricité est un ingrédient indispensable du développement économique, et le charbon et le pétrole sont des énergies bon marché. Mais non, il ne faut pas, les gouvernements des grands pays industriels se sont mis d’accord pour refuser le financement de centrales à charbon dans les pays pauvres. Ceci n’est rien d’autre que du «colonialisme réchauffiste» : «le poids de l’idéologie est si fort qu’il conduit les pays riches à imposer leur vision aux pays pauvres, avec la bonne conscience que donne la certitude d’œuvrer dans l’intérêt de l’humanité.» (page 243)

mercredi 17 mars 2021

Un pas de plus pour le référendum qui va détruire l’économie française

Comme nous l’expliquions hier, l’Assemblée nationale a approuvé lors d’un vote solennel la modification de l’article 1er de la Constitution pour insérer qu’elle «garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique.» Analysons le scrutin : la majorité est claire (391 pour, 115 abstention, 47 contre), et l’on retrouve sans surprise LREM et ses alliés (Modem, Agir) dans le camp du pour. Comme nous l’indiquions, LR se divise avec 20 contre et, surtout, 82 abstentions, ce qui laisse penser que le texte passera au Sénat et que l’on peut désormais affirmer avec une forte certitude que le référendum aura bien lieu. En se réfugiant dans l’abstention, Les Républicains ne sont pas à la hauteur de leur rôle d’opposant au pouvoir mais, comme nous le disons depuis longtemps ici, de toute façon LR n’oserait jamais jouer le rôle du «méchant contre le climat», rideau donc. Contrairement au PC (Gauche démocrate), et au PS, qui ont voté favorablement, La France insoumise vote non pour des raisons de pure forme car le mouvement est absolument favorable à cette lutte contre le réchauffement, avec gourmandise même (Mélenchon et sa «planification écologique», vive le retour du Gosplan). Quant aux députés RN, ils se sont réfugiés dans l’abstention, mais il est vrai qu’ils sont coincés car Marine Le Pen nous a fait des tartines sur la «transition énergétique» lors de sa dernière campagne présidentielle, elle ne peut donc pas appeler à voter non au risque de se déjuger. Ni Nicolas Dupont-Aignan ni Emmanuelle Ménard n’ont osé s’opposer, une occasion perdue pour eux. Les opposants naturels à Emmanuel Macron (LR, RN, LFI), au fond, croient à cette manipulation du réchauffement climatique anthropique, ils n'ont de toute façon aucune légitimité à appeler à voter non si jamais ils changeaient d'avis, le président n’aura donc aucune opposition crédible et constituée en face de lui. La seule réponse ne peut venir que de la société civile, ce blog tente d’y contribuer, merci de le faire connaître !

mardi 16 mars 2021

LR se divise, la route vers le référendum se dégage

Aujourd’hui à 17h à l’Assemblée nationale, aura lieu le vote solennel sur la modification de l’article 1er de la Constitution pour insérer qu’elle «garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique.» Pour que le référendum échoue, il faudrait que la majorité Les Républicains au Sénat vote contre, mais on n’en prend pas le chemin car LR se divise entre non (Marleix, Le Fur, Hetzel…) et abstention (derrière Julien Aubert, qui a pourtant voté non en première lecture…). Nous analyserons demain le vote en détail, restez à l’écoute.

jeudi 11 mars 2021

L’Assemblée nationale fait un pas vers le référendum

L’Assemblée nationale a adopté mercredi 10 mars au soir, sans qu’il ne soit amendé, l’article unique du projet de loi intégrant la protection de l’environnement dans la Constitution, la marche vers le référendum fait un nouveau pas. Rappelons que dans l’article 1er de la Constitution, qui pose les principes fondateurs de la République (égalité, laïcité…), il sera rajouté que la France «garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique». La synthèse du vote montre qu’il y a eu 68 pour, 4 contre seulement, et 6 abstentions. Citons les quatre courageux députés qui ont voté contre : Julien Aubert, Patrick Hetzel, Julien Ravier (LR) et Joachim Son-Forget (non-inscrit). Cependant, à la lecture des débats, on constate qu’aucun député n’ose dénoncer l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique et que les opposant s’en tiennent à des arguties, c’est désolant. Le projet de révision devrait être validé à l’Assemblée nationale lors d’un vote solennel le 16 mars. Pour que le référendum ait lieu, il faut que le texte soit adopté en des termes identiques au Sénat où la droite est majoritaire. Je continue de faire le pari que LR n’osera pas jouer le rôle du «méchant contre le climat» et laissera passer le texte. Nous verrons bien.

jeudi 4 mars 2021

Le rapport frelaté du Boston Consulting Group

Je l’ai signalé, Emmanuel Macron s’est engagé à ce que la France réduise ses émissions de CO2 de 55% d’ici 2030, un objectif délirant qui signerait notre effondrement économique, ce serait quasiment un Covid par an, une chute de 28,5% du PIB sur la période selon une estimation. Mais pour se convaincre que cet objectif est atteignable, le ministère de l’écologie a commandé un rapport au Boston Consulting Group, et pour satisfaire son commanditaire, celui-ci laisse entendre que c’est possible. On voit dans la figure 1 page 4 que tous les secteurs sont concernés, pas seulement les transports mais aussi le logement, l’énergie, l’industrie, l’agriculture, quelle purge ! En page 6 le rapport avoue que «La majorité du potentiel suppose un accompagnement volontariste», comprendre taxes, interdictions, réglementations étouffantes, subventions à gogo, etc. La figure 4 page 7 indique quelques «leviers» permettant cette décroissance forcée comme la diminution de 25% de la consommation de viande, de 13% de l’usage des véhicules personnels, l’interdiction du trafic aérien en métropole… Comme on pouvait s’y attendre, le rapport s’inscrit dans la logique du Great Reset (lire ma note) en profitant de la crise du Covid pour instaurer un système quasi-autoritaire : «De tels changements demandent une mobilisation politique et sociétale de très grande ampleur, ainsi qu’une forte acceptabilité de la nécessité de cette transition. Si la crise actuelle liée à la COVID-19 fragilise le tissu économique et est en cela un frein au déploiement de mesures onéreuses ou qui peuvent menacer la croissance économique à venir, elle peut être aussi l’occasion de se réinventer, du fait des opportunités de financement du plan de relance ou du green deal, mais aussi parce qu’elle a fait prendre conscience de l’adaptabilité de nos modes de vie.» (page 9) Pour cette justification d’un interventionnisme étatique débridé, le BCG aura bien mérité son chèque.

lundi 22 février 2021

Bill Gates entre dans la danse

Le fondateur de Microsoft est connu pour se passionner pour les vaccins, et dépenser une partie de sa fortune personnelle pour les diffuser dans les pays pauvres. Bien sûr, la crise du Covid a relancé cet intérêt et la médiatisation autour de ses actions. Il publie ce mois-ci un livre en sortie mondiale – un événement – et on pouvait s’attendre à ce qu’il concerne la vaccination, mais pas du tout, il parle du climat ! Plus exactement de la nécessaire lutte contre le réchauffement climatique anthropique, il faut selon lui absolument atteindre «l'objectif zéro carbone», zéro émissions d’ici 2050. S’éprend-il d’une nouvelle passion ? Pas du tout, il inscrit ses pas dans le «Great Reset» prophétisé par Klaus Schwab, dont j’ai analysé les tenants et les aboutissants dans cette note. Le cœur du raisonnement est de profiter de la crise du Covid pour enclencher la lutte contre le soi-disant réchauffement, en réalité instaurer un système étatiste et socialiste. Comme je le synthétise : Great Reset = Covid + réchauffement climatique = destruction du capitalisme et de nos libertés. Bill Gates bénéficie de l’une des plus grandes fortunes mondiales et de réseaux étendus, voici, malheureusement, un renfort de poids pour la propagande réchauffiste…

mercredi 17 février 2021

Les «phénomènes météorologiques extrêmes» n’augmentent pas

C’est l’un des principaux arguments des réchauffistes, qui doit motiver l’urgence à agir : les «phénomènes météorologiques extrêmes» (cyclones, inondations, sécheresses, incendies de forêts) augmentent à cause du réchauffement climatique, ils sont plus fréquents, plus destructeurs, plus meurtriers, tout cela à cause de l’élévation des températures, d’où la nécessité d’agir au plus vite. Tout ce discours est mensonger comme le démontre le rapport «Impact du changement climatiques, perception et réalités», très détaillé et documenté, de 56 pages, et que le site climato-realistes.fr a traduit en français. Le réchauffement (naturel) de moins d’un degré sur le siècle passé ne provoque pas plus de catastrophes naturelles, contrairement aux affirmations des écologistes, largement reprises, malheureusement, par les médias. Ce rapport suscitera-t-il leur intérêt ? On l’espère.

jeudi 11 février 2021

«changer de civilisation, de culture et de mode de vie»

Barbara Pompili l’affirme clairement dans cette intervention lorsqu’elle présente sa Loi climat : «Il s'agit de changer de civilisation, de culture et de mode de vie». Rien de moins. C’est avec ce genre de déclaration que l’on se rend compte que le réchauffement climatique anthropique n’est finalement qu’un prétexte pour prendre le pouvoir, limiter les libertés et contraindre les individus, comme naguère les communistes s’appuyaient sur la «lutte des classes». Nous n’avons finalement affaire qu’à une nouvelle version du «socialisme scientifique» théorisé par Karl Marx et Friedrich Engels, un principe intellectuel qui prétend détenir la vérité et qui se veut implacable envers ses ennemis, mais nous promet un avenir idyllique... L’ouvrier a simplement été remplacé par le bobo des centres-villes. Merci pour cet aveu Madame la ministre, chacun sait maintenant que vous défendez une tyrannie.

mercredi 10 février 2021

Loi Climat, l’écologisme autoritaire

La loi «Climat et résilience» (quel nom ridicule !) passe en Conseil des ministres aujourd’hui. «C'est clairement l'un des textes de loi sur lesquels il [Emmanuel Macron] s'est le plus investi» souligne un conseiller. Faut-il qu’il n’ait rien d’autre à faire de plus urgent (l’effondrement de l’économie, l’explosion de la délinquance, l’islamisme, etc.), bref. Parmi les principales mesures, on signalera la fin de l'exemption fiscale sur la TICPE du gazole routier, le retour de l’ecotaxe (le gouvernement n’a donc rien appris des Gilets jaunes et des Bonnets rouges ?), et des atteintes aux libertés comme le délit d’écocide, l'interdiction de la publicité pour les énergies fossiles et des vols sur toute liaisons de moins de 2h30 en train. Notons aussi le retour de la consigne pour le verre et l’obligation de 20% de vrac dans la grande distribution, illustrant la tiers-mondisation de la France. Et le plus important, bien sûr, étant la lutte contre les émissions de CO2 : pour y parvenir c’est simple, il suffit de saborder notre industrie (cf graphique). On a déjà commencé, accélérons le mouvement ! Le débat parlementaire sur ce texte est prévu sur trois semaines à la fin mars, selon Challenges. Auparavant, l’Assemblée nationale se penchera le 9 mars sur le projet d'organiser un référendum pour intégrer la lutte contre le soi-disant réchauffement dans la Constitution. Restez à l’écoute sur ce blog.

mercredi 3 février 2021

L’Affaire du siècle ? L’escroquerie du siècle plutôt !

Pour la première fois, l'État français est condamné pour son inaction climatique, le tribunal administratif de Paris a reconnu aujourd’hui que l'État a commis une «faute» en ne respectant pas ses engagements de réduction des gaz à effet de serre. Une décision «historique», saluée comme il se doit par les ONG qui intentaient cette action en justice, dont L’Affaire du siècle, qui a aussitôt posté cette vidéo avec ses petits Gardes rouges, ou plutôt verts, fanatisés : Cette décision montre l’extrême dangerosité d’inscrire la lutte contre le «dérèglement climatique» dans notre Constitution car, non seulement l'État mettra en œuvre des politiques de lutte contre les émissions de CO2 qui étoufferont notre économie, sabreront notre pouvoir d’achat et restreindront nos libertés, mais en plus n’importe quelle association écolo-gauchiste pourra en rajouter en intervenant devant les tribunaux. S’appuyant alors sur l’article premier du plus important texte juridique français, ceux-ci ne pourront que leur donner raison. On assistera alors à un festival d’exigences, toutes plus liberticides et anti-économiques les unes que les autres, dont les conséquences sont insoupçonnées. Cette décision de justice a du bon, elle laisse entrevoir le délire judiciaire qui s’abattrait sur la France au cas où ce référendum passerait (et elle invite à se débarrasser des textes qui ont permis ce jugement inique). Plus que jamais, nous devons nous y opposer.

mardi 2 février 2021

Météo France a un coup de chaud

Météo France fait des «prévisions alarmantes», la température moyenne pourrait augmenter de 4 degrés d'ici à 2100 en France, avec tout un cortège «d'événements extrêmes». Tremblons de peur. L'établissement public ne fait ici qu'assurer le service après-vente du GIEC, il n´y a rien d'original ni de nouveau. Mais justement, avant de dire n'importe quoi, Météo France aurait mieux fait de s'intéresser à l'année 2020 qui démontre concrètement que le réchauffement climatique anthropique est une fumisterie. En effet, les confinements mis en place dans le monde ont permis de diminuer les émissions humaines de CO2 de 8,8%. Or la teneur en CO2 de l’atmosphère n’a en rien diminué ! Cela n’a rien de surprenant, le cycle du CO2, qui existait bien avant que l’homme n’utilise les énergies fossiles, est incomparablement plus important que les émissions humaines, j'en ai déjà parlé dans cet article et cet article. En complément on lira cet article de climato-realistes.fr présentant la traduction en français d'une étude déterminante et détaillée sur le sujet. Les émissions humaine de CO2 pèsent 0,96% du total des émissions de CO2 (page 6 de l'étude), un chiffre ridicule qui invalide à lui seul cette théorie mensongère. Rideau.

jeudi 28 janvier 2021

Macron le confirme, l'écologie sera punitive

Lors de son intervention au World Economic Forum de Davos, et répondant aux questions de Klaus Schwab, Emmanuel Macron a lâché des informations importantes que les médias ont semble-t-il oublié de noter... Il affirme clairement vouloir un «un prix carbone suffisamment élevé», donc des taxes et des augmentations de prix généralisées, car une taxe carbone se répercute sur tous les prix, notamment le carburant (la leçon des Gilets jaune n'a pas été retenue...). Il déclare aussi vouloir des «sanctions» contre les entreprises et les ménages, pour les forcer à adopter des comportements «écologiques» (à 15'00, retrouvez l'échange entre 12'30 et 16'45). Raison de plus, s'il en fallait, de voter non à ce référendum.

mercredi 27 janvier 2021

Le Conseil d’État passe à côté du problème

Le Conseil d’État vient de rendre son avis sur le projet de loi constitutionnelle, et il est révélateur par ce qu’il dit, et aussi par ce qu’il omet. Le texte, on le rappelle, vise à modifier l’article premier de la Constitution en indiquant que «[La France] garantit la préservation de la biodiversité et de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique». La haute juridiction est sévère sur la biodiversité, elle rappelle en effet que «le principe de protection de l’environnement occupe déjà la plus haute place dans la hiérarchie des normes.» En gros ça ne sert à rien. Pire, l’État se met en danger : «En prévoyant que la France "garantit" la préservation de la biodiversité et de l’environnement, le projet imposerait aux pouvoirs publics une quasi-obligation de résultat dont les conséquences sur leur action et leur responsabilité risquent d’être […] lourdes et imprévisibles.» Par contre, l’avis ne dit rien concernant le «dérèglement climatique», hormis une remarque de forme (substituer au verbe «lutter» le verbe «agir») ! Pourtant, les contraintes que s’imposeraient l’État dans ce domaine seraient bien plus «lourdes et imprévisibles» que dans celui de la biodiversité. Plus grave, le fait de s’interroger sur la réalité du réchauffement climatique anthropique n’effleure même pas les conseillers… L’instance chargée de conseiller l’État passe complètement à côté du problème, comme s’il était tabou, ce qui pose, une fois de plus, la question de sa légitimité et de son utilité.

mardi 26 janvier 2021

La réponse de la médiatrice de TF1

Voici la réponse que j’ai reçue de la médiatrice de TF1 (voir le billet précédent) : «L’infographie était peut-être trop imprécise mais elle ne représentait pas une centrale nucléaire mais une centrale électrique. La représentation n’était donc pas suffisamment claire. Mais dans le commentaire nous n’avons absolument pas parlé de centrale nucléaire.» Ce qui est bien sûr faux, on voit clairement des tours de refroidissement d’une centrale nucléaire, il n’y a pas de doute là-dessus, et le journaliste précise bien «toutes les industries qui produisent de l’électricité», quelle mauvaise foi... Et pas de réponse pour le CO2 qui «pollue». Nous voilà prévenus, la propagande climatique tourne à plein régime !

lundi 25 janvier 2021

Deux mensonges en deux minutes au JT de TF1

Hier soir le JT de TF1 a dépassé la simple propagande en faveur de la lutte contre le soi-disant réchauffement climatique anthropique (ce qui est malheureusement la norme dans tous les médias), pour exposer deux mensonges flagrants. Le premier est de d’affirmer que «toutes les industries qui produisent de l’électricité» émettent du CO2, notamment le nucléaire, qui est choisi en illustration (voir photo), ce qui est totalement faux, il n’en émet justement pas ! Deuxièmement, le CO2 est présenté comme une pollution («isoler le CO2 contenu dans ces fumées, ça représente un cinquième de cette pollution»), ce qui est faux, le dioxyde de carbone ne pollue en rien, c’est l’aliment indispensable des végétaux, comme ce journaliste devrait le savoir. Et l’effet de serre n’est pas une «pollution», c’est un phénomène d’une autre nature, ne mélangeons pas tout. On voit que la campagne pour le référendum est lancée et que les grands médias ont choisi leur camp… J’ai contacté la médiatrice du Groupe TF1 pour une rectification, je vous tiendrai informé de sa réponse. [lire sa réponse]

vendredi 22 janvier 2021

Premier sondage sur le référendum

Le premier sondage sur le référendum vient de sortir, le 20 janvier par l’IFOP. L’institut note sa faible notoriété : seuls six Français sur 10 déclarent en avoir entendu parler, et seuls 36% des électeurs inscrits déclarent vouloir y participer, ce qui le mettrait au niveau de celui sur le statut de la Nouvelle-Calédonie en 1988 (36,9% de participation) ou du quinquennat de 2000 (30,2%). Plus grave pour Emmanuel Macron, 64% des Français jugent que ce référendum est avant tout une manœuvre politique. On déplore que 79% des sondés voteraient oui, mais il ne faut pas s’inquiéter de ce chiffre car, comme l’indique le sondeur : «les Français ne se sont pas encore penchés sur le référendum sur l’environnement et le débat de campagne n’a pas encore eu lieu, ils n’en connaissent donc que relativement peu les tenants et aboutissants.» Et justement, si les Français sont favorables à la lutte contre le dérèglement climatique, ils sont réticents à l’augmentation de la fiscalité en ce sens, ce qui est pourtant le passage obligé ! Un basculement peut donc tout à fait se produire si la campagne leur permet d’en prendre conscience. Sans parler de l’enlaidissement des paysages par les éoliennes, non évoqué dans l’étude. Le «oui» commence à 80%... comme pour le référendum constitutionnel européen de 2005, on connaît la suite. Soyons optimistes, et faisons campagne !

mercredi 20 janvier 2021

Un deal régionales/référendum ?

Les manœuvres de couloir s’accélèrent : les rumeurs d’un report des élections régionales après l’élection présidentielle se font insistantes. LR est vent debout, considérant, à juste titre, qu’elles seront un succès pour ses têtes d’affiche (Pécresse, Bertrand, Wauquiez). Après l’échec de LREM aux municipales et celui, prévisible, aux régionales (certainement aucune région gagnée), Emmanuel Macron veut son référendum sur le climat pour se prévaloir d’un succès. À partir de là, un deal est possible, Macron confirmant (en juin ou en septembre) les régionales en échange d’un vote positif de LR au Sénat en faveur de son référendum (dont le vote pourrait d’ailleurs intervenir en même temps que les régionales, pour raison d’économie, et pour étouffer le débat, le scrutin local l’emportant auprès des Français…). Le gouvernement devrait proposer la réforme constitutionnelle lors du Conseil des ministres du 20 janvier, nous y verrons probablement un peu plus clair. Affaire à suivre.

mardi 12 janvier 2021

Des arguments contre le soi-disant réchauffement climatique

Le site climato-realistes.fr publie 10 fiches synthétiques pour se désintoxiquer de la propagande sur le climat, on les lira avec intérêt. Signalons également le passage de François Gervais sur Sud Radio à l'invitation d'André Bercoff pour parler de son dernier livre "Merci au CO2", l'interview de Fabien Bouglé sur les éoliennes à Breizh-info, et la recension de "False Alarm" de Bjorn Lomborg par European Scientist. Les écologistes ne se risquent que très rarement à tenter de démontrer le réchauffement climatique anthropique, ils s'appuient sur un soi-disant «consensus scientifique» inventé de toutes pièces. À nous de peaufiner nos arguments.

lundi 11 janvier 2021

Référendum, le calendrier se précise

On en sait un peu plus sur le référendum : le gouvernement propose d'inscrire à l'article premier de loi fondamentale que «[la République] garantit la préservation de la biodiversité et de l'environnement et lutte contre le dérèglement climatique». Ce projet de loi doit être transmis au Conseil des ministres le 20 janvier pour passer devant l’Assemblée fin mars, avant d’aller au Sénat. Rappelons que pour qu'une réforme de la Constitution soit adoptée, elle doit d'abord être votée en des termes identiques par les deux Chambres avant de pouvoir être soumise à référendum. Ce qui veut dire que la droite majoritaire au Sénat devra donner son feu vert, «ce qui s'annonce difficile» selon Les Echos. Je n’en crois rien, je vois mal LR jouer le rôle du méchant «contre» le climat. Il suffit d’entendre l’influent sénateur Philippe Bas (photo, à écouter en bas de cet article) reprendre à son compte cette théorie du réchauffement (il vante les «énergies décarbonées», et vive les éoliennes…), il craint seulement un parasitage avec l’élection présidentielle, ce qui voudrait plutôt dire que le Sénat approuvera au plus vite ce texte.
J’en profite pour vous adresser tous mes vœux pour 2021, au premier rang desquels l’échec de ce référendum stupide et destructeur.