mardi 20 avril 2021

lundi 19 avril 2021

Loi climat : boboïsation des villes moyennes contre giletjaunisation de la France périphérique

Mettons un instant de côté la question du référendum contre le soi-disant réchauffement et analysons la «Loi climat». Hormis quelques mesures stupides (20% de vrac dans les magasins), économiquement destructrices (interdiction des vols à moins de 2h30 en train), ou une bombe à retardement (le délit d’écocide, un principe de précaution en pire), on peut voir une vraie logique politique délétère à l’œuvre :
1) D’abord, de lourds travaux sont imposés aux propriétaires qui louent des logements afin de lutter contre les «passoires thermiques», et selon l’UNPI seuls 30% des bailleurs sont prêts à faire ces dépenses, les autre préférant vendre ou les laisser vides. Conséquence directe : les loyers vont augmenter, les prix à l’achat également (augmentation des logements vides), les faibles revenus vont dégager, la ville se gentrifie.
2) Ensuite il est créé des «zones à faibles émissions», c’est-à-dire interdites aux voitures trop polluantes (soit des millions d’automobiles !) dans les villes de plus de 150.000 habitants, au prétexte fallacieux de lutter contre les «48.000 morts par an à cause le la pollution» (une pure fake news). La boboïsation, qui touchait jusqu’ici les grandes métropoles, descend au niveau des villes moyennes.
3) Enfin, les voitures émettant plus de 95 grammes de CO2 seront interdites à la vente à partir de 2030, une contrainte extrêmement lourde, qui détruira l’industrie automobile européenne et qui renchérira considérablement le coût des véhicules (qui redeviendra un produit de luxe).
> La logique est donc claire : boboïser les villes moyennes en faisant grimper le coût du logement pour en expulser les faibles revenus, et interdire à ces ploucs de revenir dans les centres-villes avec leurs diesels qui puent pour que les bobos puissent acheter leur quinoa bio sans être dérangés. Des bobos qui votent évidemment LREM et écolo, contre la France périphérique indécrotablement de droite. Voici la vraie raison politique de la Loi climat, accentuer les fractures françaises au bénéfice du pouvoir.

vendredi 9 avril 2021

Les banques et le réchauffement climatique

Les banques sont particulièrement visées par les écologistes militants, qui tels des Gardes rouges les désignent à la vindicte populaire, pourquoi ? Parce qu’avec le crédit qu’elles proposent, elles sont au cœur du financement de l’économie, notamment des moyens de production d’énergie. Voici des coupables tous désignés du méchant «réchauffement climatique», et en coupant leur robinet, on diminuera les émissions de CO2. La France est en pointe dans ce domaine : voulant montrer l’exemple au monde entier avant la COP 21 de Paris en 2015, elle a été le premier pays au monde à créer par la loi une obligation de reporting climat imposée aux banques, assurances, gérants de portefeuilles, etc. Le banquier doit recenser tout le CO2 émis par ses clients (IREF). Forts de ces informations, les écolos font ensuite pression sur les banques en exigeant qu’elles cessent d’investir dans les énergies fossiles (Contrepoints). Mais comme l’explique justement Rémy Prud’Homme dans son livre L’idéologie du réchauffement (L’Artilleur), l’électricité est un ingrédient indispensable du développement économique, et le charbon et le pétrole sont des énergies bon marché. Mais non, il ne faut pas, les gouvernements des grands pays industriels se sont mis d’accord pour refuser le financement de centrales à charbon dans les pays pauvres. Ceci n’est rien d’autre que du «colonialisme réchauffiste» : «le poids de l’idéologie est si fort qu’il conduit les pays riches à imposer leur vision aux pays pauvres, avec la bonne conscience que donne la certitude d’œuvrer dans l’intérêt de l’humanité.» (page 243)